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Le jardin potager

L’engouement actuel pour la culture potagère prend une telle ampleur que l’on parle autant d’agriculture urbaine que de jardin potager. En effet, les citadins ayant de plus en plus besoin de verdure et d’espaces végétalisés se tournent à présent vers les légumes, plantes aromatiques et petits fruits.

Cette culture autrefois réservée à un lieu bien déterminé au sein d’un jardin s’émancipe dans toutes les configurations possibles. Même les principes de base ont évolué, les pratiques et les supports de culture également. L’envie de récolter ce que l’on va consommer reste cependant identique. Le potager devient ainsi un style de jardin très prisé. Il a plutôt tendance de nos jours à s’associer aux cultures d’ornement, les nouveaux jardiniers considérant que les légumes et les fruits font partie de l’ornement général des espaces extérieurs.

C’est un espace réservé aux cultures nourricières. Il peut rassembler des légumes, des plantes aromatiques et des petits fruits comme les groseilles, le cassis, les framboises, les fraises et autres fruits poussant sur des arbustes ou des plantes vivaces. Les arbres fruitiers sont, eux, plantés dans un verger, ou dans une autre partie du jardin d’ornement. Mais les espaces clairement dédiés à ces catégories de plantations dans les anciens jardins ont évolué à notre époque pour finalement se confondre de plus en plus. Le changement de techniques de jardinage oriente aussi dans cette voie où verger et potager s’associent, pour cultiver de manière plus écologique et raisonnée selon les bases de l’agroécologie ou de la permaculture.

Les styles de jardin potager :

 

Le jardin potager traditionnel

Dans ce style de jardin potager, les légumes sont répartis en rangs ordonnés, distants régulièrement pour laisser la place de passer entre les rangs, pour désherber, arroser ou récolter. Des « planches » rassemblent plusieurs rangs de légumes identiques. Elles sont séparées par des espaces plus importants qui peuvent accueillir des passe-pieds (lignes de planches, de briques ou de pavés sur lesquels le jardinier peut marcher sans tasser le sol ou écraser les cultures).

Le jardin potager en carrés

Ce potager se construit au-dessus de la surface du sol. L’encadrement se fait avec toute sorte de matériaux (bois, métal, PVC, …). La hauteur, d’environ 40 à 60 cm, se choisit en fonction des matériaux disponibles et de ce que l’on souhaite créer. Ce jardin potager se réparti en carrés de petites superficies (entre 1,20 m et 1,50 m de côté environ) divisés en parcelles (ou compartiments) égales, le plus souvent carrées ou rectangulaires. Cette organisation a l’avantage d’optimiser la surface cultivée. Différentes sortes de légumes se côtoient dans ce système, ce qui multiplie la diversité végétale. L’entretien du potager en carrés est plus facile car les surfaces sont plus petites, et les légumes accessibles de tous les côtés.

Le jardin potager surélevé

Ce potager reprend les formes du potager en carré (carrées ou rectangulaires) mais sa hauteur est plus importante. La plupart des structures proposées dans le commerce sont sur pied, à 80 ou 90 cm de hauteur. Mais il est aussi possible de construire un potager surélevé sans avoir d’espace libre en dessous. Dans ce cas, la hauteur de terre sera plus importante, ce qui peut privilégier certaines cultures comme les légumes racines. Au jardin, le potager surélevé est plébiscité pour minimiser les efforts physiques : en effet, il n’y a plus besoin de se baisser pour semer, planter ou récolter. Ce système est adopté dans les établissements de soins bénéficiant d’un jardin thérapeutique, car l’espace ouvert sous les structures permet aussi aux personnes en fauteuil roulant de venir jardiner.

Les plates-bandes potagères

Elles se conçoivent dans des espaces très divers, sur de petites superficies. Elles s’organisent en bandes de 50 cm à moins de 2 m, et conviennent ainsi à tous les jardiniers débutants souhaitant commencer un potager où se juxtaposeront légumes et plantes aromatiques.

Le potager fruitier

C’est l’une des formes de cultures préconisées en agro-écologie : les rangs d’arbres fruitiers séparés de plusieurs mètres ombragent en partie les rangs de légumes cultivés dans l’intervalle. Ils font obstacle au vent, créent un microclimat plus favorable aux cultures qu’un terrain nu, produisent des feuilles qui, lorsqu’elles tombent et se décomposent au sol, régénèrent ce dernier.

Le potager mandala

Ce style de potager est conseillé en permaculture, afin de concentrer les cultures sur un minimum d’espace et selon un plan visant à profiter de toutes les expositions. La culture se fait sur des buttes dans lesquelles les espèces sont réparties selon leur type de croissance. Celles-ci sont donc associées de façon à ce que l’ensemble de la butte (sommet et côtés) soit utilisé. Les buttes permettent au sol de se réchauffer plus vite, à la pluie de s’infiltrer sans stagner, aux racines de profiter d’une terre meuble et plus aérée.

Le potager en lasagnes

Il utilise tous les déchets végétaux (tontes de gazon, feuilles mortes, broyat de coupes, épluchures de légumes) ainsi que des cartons sur lesquels il sera monté. Toutes ces matières sèches et humides sont superposées pour constituer un support de culture. L’idée n’est en réalité pas nouvelle : ce type de potager est ni plus ni moins qu’une culture sur un tas de compost, comme cela se pratique depuis longtemps pour les courges par exemple.

Le potager vertical

Dans les jardins de ville (jardins urbains) exigus, la seule solution pour cultiver fleurs et légumes réside souvent dans l’utilisation des surfaces verticales. Les plantes poussent dans des poches de terre, mais la terre peut également être remplacée par un feutre qui se décompose au fil des mois. L’arrosage se fait par goutte-à-goutte et contient le plus souvent une solution nutritive, solution que l’on retrouve dans les structures de culture en hydroponie. Les fraisiers acceptent par exemple très bien ce système sur feutre et les salades s’adaptent bien à l’hydroponie.

Le jardin aromatique

L’art culinaire étant à nouveau l’un des loisirs favoris de notre époque, les plantes aromatiques sont également tendance car elles constituent les ingrédients complémentaires d’une cuisine riche en saveurs. Le jardin aromatique devient ainsi un élément indispensable des aménagements de jardin, que l’on cultive quelques bonnes herbes sur le balcon, un petit coin d’aromates dans un jardin de ville ou un véritable potager aromatique. Dans la création de jardin, le potager aromatique prend d’ailleurs aujourd’hui une place à part entière même s’il ne constitue pas un style de jardin.

Le jardin aromatique se distingue du jardin de plantes aromatiques. La distinction semble très ténue, pourtant le jardin aromatique comprend des plantes comestibles, et de ce fait est souvent appelé potager aromatique, alors qu’un jardin de plantes aromatiques cultive toutes les plantes ornementales ayant un feuillage aromatique, qu’elles soient comestibles ou non. Certaines même parmi ces dernières se révèlent toxiques en ingestion pour l’homme, comme la rue (Ruta graveolens).

Le jardin aromatique est de nos jours une partie distincte du jardin, que l’on peut intégrer à l’aménagement global ou conserver séparée. Il regroupe les plantes dont le feuillage comestible offre une saveur particulière utilisée pour relever les plats, et appelées aromates. Les plantes aromatiques ont également pour la plupart des vertus et propriétés médicinales. C’est la raison pour laquelle au Moyen-âge, le jardin aromatique se nommait le « jardin des simples ». On y cultivait aussi bien les aromates que les espèces annuelles, vivaces et arbustives destinées à soigner, à parfumer ou à améliorer la valeur nutritive des plats.

Le jardin aromatique se restreint aux plantes aromatiques comestibles mais il peut aussi rassembler certaines plantes qui servent à la confection des tisanes, des onguents (arnica, souci), des pots-pourris calmants ou antiparasites (lavande, menthe, basilic). Il comprend aussi les espèces utilisées pour les eaux de beauté (bleuet, rose) réalisées à la maison, ou encore celles qui entrent dans des préparations culinaires particulières, comme les confitures (rose, sureau, oignon) et les pétales glacés (rose, agastache).

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